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Eviter ne sert à rien, quand le destin s'en mêle. {Ezechiel}

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MessageSujet: Eviter ne sert à rien, quand le destin s'en mêle. {Ezechiel} Ven 11 Nov - 23:23


Ezechiel & Kiara

Vingt ans. Vingt années d'une vie s'étaient déjà écoulées. De ma vie. D'une vie semée d'embûches. Des embûches, non des drames. Une vie plutôt cool. Simple. Chasseuse est mon métier. Personne ne le sait mais je suis une sorcière et je chasse les démons. Quelque chose me dit qu'il existe également d'autres créatures surnaturelles mais pour l'instant je n'ai pas encore cherché plus loin. Tuer les démons qui peuplent notre Terre, la belle Planète Bleue qui risque d'être détruite par les Êtres Humains qui vivent dessus, est déjà long et dur comme ça pour que je ne me rajoute une tâche supplémentaire. Car je sais que si je découvre qu'il existe effectivement d'autres êtres maléfiques, je ne pourrais me résoudre à les laisser sans tenter de les tuer pour éviter qu'ils ne fassent du mal autour d'eux. J'étais comme çà. La seule chose qui avait changée ces derniers temps, c'était que j'étais plus posée et réfléchir pour chasser. Avant, je fonçais la tête la première. Mais suite à l'évènement qui m'a faillis fait perdre ma vie, j'ai compris que ce n'était plus un jeu mais bel et bien un acte dangereux, à chaque fois, et qu'il ne faut jamais sous-estimer un démon.

Ce jour là, je m'étais enfin mise à me chercher un petit boulot car j'allais avoir besoin d'un peu d'argent et qu'il était vraiment temps que je me mette à cette recherche. Serveuse au mystic grill? Soit. Cela ferait l'affaire en attendant que je trouve éventuellement autre chose, même si c'était plutôt mal partie en vérité, je devais bien l'avouer. Après mon entretien du matin, à la suite duquel je fus prise (en même temps, qui peut résister à mon charme, sérieusement? (a)), je rentrai dans mon appartement et je me mis à travailler pour localiser un nouveau démon à chasser et à tuer ce soir. J'en trouvai plusieurs. J'aurais pu les attirer jusqu'à chez moi mais il n'était pas question qu'il casse quoi que ce soit de mon intérieur. Je soupirai et me mis à regarder mon chien. Je souris en entendant ce qu'il dit. "Je sais que je dois faire attention, ne t'en fais pas pour moi. Et puis, tu vas venir avec moi, comme toujours." Je m'en occupai toute la journée, recherchant de nouveaux sorts etc... puis le soir venu, je lui mis sa laisse pour partir promener.

C'était évidement une bonne excuse. En vérité, je suivais par la même occasion les traces d'un être des ténèbres. Nous arrivâmes au cimetière et avant que je ne puisse réagir, le démon voulu sauter sur mon chien! Le traitre, il s'attaquait à plus petit et nettement moins faible que lui pour m'atteindre?! Il ne devait pas être fort pour en arriver à une telle réaction! Heureusement, j'avais protégé mon chien d'un sort qui repoussa le démon. Ce dernier se retrouva à terre. Bah quoi? Vous ne pensiez quand même pas que j'allais emmener mon chien n'importe où, le laissant être la proie de n'importe qui, j'espère? Finalement, une lutte entre ce démon et moi s'engagea. A coup de boules de feu, de bouclier, et de sorts en tout genre, la lutte était serrée. Je l'avais à nouveau sous-estimé on dirait. Malheureusement pour moi, il partit, fuyant à toutes jambes avant que je ne puisse l'achever. Je soupirai, m'énervant toute seule: "Rah c'est pas vrai! Je l'ai râté!! Saleté!" Je regardai mon chien qui me riait presque intérieurement et je finis par sourire doucement: "Et interdiction de te moquer de mon échec. Je récupérai sa laisse que j'avais lâchée le temps du combat et je voulus me remettre en route quand je tombai nez-à-nez avec... Ezechiel?! Je m'effrayai. Je devrais être plus sur mes gardes. Un démon pouvait en cacher un autre, la pauvre. M'adressant à lui, je dis, le regardant dans les yeux et froidement:

-Qu'est-ce-que tu fais ici?!

Ezechiel m'avait sauvée. J'aurais du lui en être reconnaissante. C'était grâce à lui si je n'étais pas morte à l'heure actuelle. Il m'attirait, tel un aimant. Mais il était un démon. Et même s'il m'avait sauvée, rien ne me garantissait que ce n'était pas pour mieux me manipuler par la suite par exemple. Le fixant, je ne pouvais pas m'enfuir comme je le faisais toujours. Car si je décidais de partir, je devrais soit traverser tout le cimetière pour ressortir par la porte à l'autre extrémité, soit je devrais passer à côté de lui. Donc pour l'instant, moi qui tentais toujours de l'éviter au mieux, je restai là, attendant sa réponse.
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MessageSujet: Re: Eviter ne sert à rien, quand le destin s'en mêle. {Ezechiel} Lun 14 Nov - 19:23

Dormir. Comment j’aimerais pouvoir le faire, mais c’était inutile. Je ne trouvais jamais le sommeil et mon nouvel état de démon rendait le sommeil encore moins vital. J’étais mort, mort mentalement, physiquement, je n’étais plus rien, qu’un fantôme qu’on pouvait voir et toucher. Je ne parlais que très rarement, voir jamais. Cela faisait cinq jours déjà que j’étais retourné sur la Terre, que je voyais enfin la lumière du soleil qui m’avais tant manqué. Je découvrais les choses que j’avais oubliées et tentais d’éviter tout contact humain avec la population, mais déjà j’avais cette obsession. Je voulais lui parler à elle, mais je ne trouvais jamais les mots, ni le courage nécessaire pour me présenter à elle proprement, puisqu’elle savait que j’étais démon… comment pourrait-elle ne pas avoir peur de moi?

J’errais dans ce parc boisé, rien dans la tête, rien à faire. Je marchais en visant l’horizon comme point de rencontre, je n’avais rien d’autre à faire que de marcher, mes jambes ne se fatiguant jamais, mon souffle jamais perturbé. Faut croire qu’à force de respirer de l’air charbonné en enfer, mes poumons s’était endurcis, mon cœur c’était solidifié. Mes vices s’était aussi apaisé, je ne ressentais plus l’addiction à la drogue, ni le besoin de faire du mal, depuis que je l’avais rencontré, elle, ma vision avait changé. Sans doute, étais-je capable de bien dans ce monde, puisque je l’avais aidé, alors que ma race m’aurait dicté de faire autrement.

Un chant mélodieux flottait dans l’air presque glacé du matin. Guidé par la musique je me laissai dériver de ma trajectoire initiale. Je collai l’oreille sur cette grande porte imposante. Une église à son apparence ancienne, presqu’antique.J’avais toujours cru qu’un démon tel que moi ne pourrais jamais entrer dans un lieux saint, clairement je m’étais fait des illusions. Je franchis le cadre de la porte sans le moindre obstacle. La salle était à demi remplis, les gens regardant tous vers l’avant cette jeune fille, prodige, qui s’époumonais et épatais la galerie. J’écarquillai les yeux, me laissais hypnotiser par la mélodieuse scène qui s’offrait à moi. Chacun riait, chacun appréciait sans la moindre pointe de malicieux, c’était du jamais vu. Quand le prêtre repris la parole, se mettant à blablater sur l’église catholique, sur ses apôtres, sur la foi et autre élément que je n’avais jamais compris de ma vie humaine, je décidai de partir. Mon chemin continua, décidant, intéressé, de passer par le cimetière pour entamer ma curiosité encore. Les tombes se ressemblaient dans leurs couleurs, dans leurs messages, rien de personnel. Quelques fleurs parfois gisaient sur le devant, des gens, trop perdu dans leur tête pour remarquer ma présence. Un bruit que j’avais cru reconnaître m’interpella au loin. Je marchai de mon rythme habituel, ne m’affolant pas, vers la source. C’était elle, cette femme que j’avais déjà sauvée. J’arrivais trop tard pour m’interposer à nouveau, et puis, elle ne semblait pas avoir besoin de moi au fond. Personne n’avait besoin de moi. Je me retournai rapidement quand je cru qu’elle me vit, le démon déjà à mille lieux d’ici. Je ne voulais pas qu’elle vienne, encore moins qu’elle me parle.

« Qu'est-ce-que tu fais ici?! » M’obstinant, taciturne, je gardai un silence de marbre, l’intimidant de mon regard insistant. Mais trop tard, elle m’avait vu, impossible de me volatilisé… quoi que je pourrais, mais j’en avais pas envie, fondamentalement. Regardant son chien un instant, l’envi me pris de le toucher. Grossière erreur de ma part, je m’en brûlai la main. Retenant un cri je levai les yeux vers la brune. Une odeur de chair grillé s’emparant de mes narines.

« Tu fais bien. » Dis-je simplement. Je fourrai ma main maintenant calciné dans ma poche, n’y portant pas la moindre attendant, elle guérirait, peut-être pas tout de suite, mais un jour.

« J’ai vu que tu n’avais pas retenue la leçon. Tu ne devrais pas côtoyer les démons, ils finiront par avoir ta mort. » Mon ton était sérieux, presque autoritaire. J’insisterais vraiment sur ce point, pour la protéger il le fallait.

« Alors s’il te plaît, fait un peu attention. »
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MessageSujet: Re: Eviter ne sert à rien, quand le destin s'en mêle. {Ezechiel} Mar 15 Nov - 14:15


Ezechiel & Kiara

Ezechiel me regarder droit dans les yeux. Il était intimidant. Réellement intimidant. C'était très difficile de garder mon sang-froid et de réussir à garder mes yeux dans les siens. Son regard était insistant. Ça en faisait assez peur d'ailleurs, surtout que j'avais connaissance de sa véritable nature, sous son apparence purement humaine. Il se pencha alors pour toucher mon chien. Je souris en coin alors qu'il se brûla. Lorsque son regard se reposa sur moi, ma légère esquisse de sourire s'était déjà volatilisée. "Tu fais bien.", me dit-il. Me prenait-il pour une idiote? Comme si j'allais jeter mon chien dans la gueule du loup sans le protéger. Mon chien était sans doute la seule "personne" que je faisais passer avant ma propre personne. Depuis un an, je n'avais pas lié d'amitiés particulières avec qui que ce soit. Je passais mon temps à chasser. Si aujourd'hui j'étais partis à la recherche d'un travail, c'était bien parce que j'avais besoin d'argent pour vivre. Il mit sa main dans sa poche. Je ne lui répondis pas. La surprise était le meilleur moyen de le piéger, si un combat devait être déclenché. Car au fond, c'était ça un combat contre un démon. Il fallait le piéger pour pouvoir le tuer. J'aurais pu guérir sa main. Très facilement. Mais même si je ne l'attaquais pas, il n'était pas question que je le soigne. Il n'avait qu'à pas me sous-estimer, bien que ce détail m'arrangeait car il me permettrait d'avoir un éventuel avantage sur lui.

"J’ai vu que tu n’avais pas retenue la leçon. Tu ne devrais pas côtoyer les démons, ils finiront par avoir ta mort.", ajouta t-il ensuite. Certes, je n'en faisais toujours qu'à ma tête. La différence était que je réfléchissais malgré tout un peu plus avant d'attaquer. Je préparais parfois même des plans! =O Et si c'était un démon qui devait avoir ma mort, soit... Au moins, j'aurais fait quelque chose de ma vie et c'était l'essentiel. Faire le bien autour de moi, avoir protéger des innocents de ces êtres des ténèbres étaient le plus important pour moi. Avoir eu l'impression d'avoir été utile, d'avoir servie à quelque chose... Même si personne ne s'en rendrait compte, ça me convenait. Simplement. Son ton était si sérieux. Il me rappela le ton autoritaire que pouvait avoir mes parents parfois, quand ils s'intéressaient encore à moi. Pour qui se prenait il pour me donner des conseils?

-Pas la peine de t'inquiéter pour moi. Et tu ne me connais alors ne dis pas que je n'ai pas retenue la leçon, tu n'en sais rien. Et si je ne dois pas les côtoyer, pourquoi m'avoir répondu?

"Alors s'il te plait, fais un peu attention", dit il pour terminer. Je soupirai. A quoi jouait-il? Je devais tenter de l'éviter, encore. Car il m'attirait, irrémédiablement. Son mystère, son charme... Je me mordillai un instant les lèvres un l'observant. Mais il restait un démon. Et ça, je ne devais pas le perdre de vue, il en était hors de question. Cependant... Je pourrais peut-être le soigner... Après tout, il m'avait bien sauvée des griffes d'un démon... Je lui laissais déjà la vie sauve en guise de remerciement mais je pourrais peut-être quand même le remercier en le soignant... Je soupirai, pris sa main pour le forcer à la sortir de sa poche sans rien dire. Je la pris entre mes deux paumes et je fermai les yeux. Je ne soignais jamais en tant normal. Je murmurai une incantation dans une langue étrangère et Ezechiel pouvait sentir une chaleur s'infiltrer dans à travers sa peau. Il guérissait doucement. Je rouvris les yeux et lâchai sa main qui était redevenue tout à fait normale. Le regardant, je pris enfin la parole:

-Prends ça comme un cadeau de remerciement pour m'avoir sauvé la vie...
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MessageSujet: Re: Eviter ne sert à rien, quand le destin s'en mêle. {Ezechiel} Lun 21 Nov - 0:47




« Pas la peine de t'inquiéter pour moi. Et tu ne me connais alors ne dis pas que je n'ai pas retenue la leçon, tu n'en sais rien. Et si je ne dois pas les côtoyer, pourquoi m'avoir répondu? » Elle pouvait dire ce qu’elle voulait, ça ne m’empêchera pas de m’inquiéter pour elle, c’était fondamentale maintenant, et si je pouvais faire quelque chose encore pour la sauver, je le ferais encore, sans la moindre hésitation. Aujourd’hui, elle devenait ma noble cause, mourir pour elle, pour que d’autres puissent croiser ses magnifiques yeux, qu’il en soit ainsi. Je ne serais pas manqué, j’avais déjà anéantis tout ce que j’avais étant humain, ma nouvelle vie de démon ne m’enthousiasmais pas le moins du monde, ma nature était bien définis, je devais faire le mal, sans aucune raison jamais, seulement être méchant, avec tous, sans exception. Mais quand je me levais le matin ce n’était pas cette soif insatiable de faire de la peine qui me motivait, non, c’était la simple idée que peut-être aujourd’hui elle me parlerait, me comblerait de sa présence, me donnerait cette chance que j’aspire à avoir depuis le tout premier moment où mes yeux ont croisés les siens. Qu’elle me voit enfin comme je la vois.

« J’ai pourtant l’impression de déjà te connaître. Je sais que tu ne l’as pas retenue, ce démon t’aurais tué s’il ne m’avait pas vu, ma réputation t’aura sauvé cette fois. Et puis je n’ai jamais dit que je devais faire exception, de ma race, je suis bien le pire. Tu devrais te tenir loin de moi en fait. » Mais moi je te rattraperais aurais-je pu rajouter. C’était vital à présent. J’espérais qu’elle me contredise, me retienne. Mais je pouvais rêver, si mon but à moi était de l’avoir près, le sien était de chassé tout ceux de ma nature, les démons. Je lui répétai à nouveau qu’elle devrait faire plus attention. Elle soupira, un sourire anima mes lèvres avant de s’évanouir complètement dans les rayons du soleil. Elle chercha dans ma poche un instant ma main blessée, je ne dis rien, complètement pétrifié. Elle ferma les yeux, tenant ma main toujours, elle murmura quelques mots, langue étrangère. Ma main brûla, comme elle avait déjà brûlé, mais le feu s’éteint plutôt rapidement pour laisser place à une guérison complète. Je regardai ma main sans même comprendre. Comment une telle magie était possible alors que moi je n’étais capable que des pires choses? Je relevai les yeux quand elle me lâcha enfin. « Prends ça comme un cadeau de remerciement pour m'avoir sauvé la vie... » J’hochai la tête pour tout remerciement. Je baissai les yeux à nouveau, examinant ma main qui était toujours intact, je me demandais si cette magie était permanente, il me semblait que oui. Je serai les poings, m’imaginant bien plus que ce que ce n’étais réellement, qu’un cadeau de remerciement de l’avoir sauvé. Je relevai la tête, prenant le même air sérieux que j’avais toujours.

« Je dois savoir. Tu as peur de moi? » Mes mains prirent en feu, cette fois-ci littéralement. Deux boules flottaient dans les airs, sous nos yeux, sous les yeux des curieux s’il y avait, mais je me foutais du monde en ce moment. Ma main me tenaillait, mais j’avais appris à vivre avec cette sensation de brûlure.

« Là? Tu as envie de t’enfuir ou tu me fais confiance? » Je la regardais toujorus aussi spécifiquement, elle pouvait inventer n'importe quelle mensonge, je verrai dans ces yeux la vérité.
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MessageSujet: Re: Eviter ne sert à rien, quand le destin s'en mêle. {Ezechiel} Lun 21 Nov - 13:56


Ezechiel & Kiara

S'il n'était pas un démon, j'aurais sans aucun doute déjà succombé à son charme depuis bien longtemps. Surement dés notre première rencontre pour être franche. Mais connaître sa véritable nature faisait de lui un être que je devrais en temps normal tuer. Je ne le faisais pas, c'était vrai, mais uniquement parce qu'il m'avait sauvée. Pourquoi fallait il qu'il soit un démon? Je ne l'avouerais pas de si tôt mais il m'arrivait de penser à lui. Il m'arrivait de me demander s'il n'était pas possible qu'il soit différent et qu'il soit donc par conséquent un démon gentil, qui ne faisait pas de mal autour de lui. Parfois, je me demandais ce qu'il lui était arrivé, comment il était mort et ce qu'il avait fait de mal dans sa vie d'humain pour devenir un démon à sa mort. Je lui avais dit qu'il ne me connaissait pas et qu'il ne savait donc pas si j'avais ou non retenue la leçon de la fois où j'avais faillis mourir. Je lui avais aussi demandais pourquoi il m'avait répondu, puisque je ne devais pas côtoyer les gens de son espèce. Sa première phrase de réponse me laissa perplexe. Il avait pourtant déjà l'impression de me connaitre? Qu'était donc cette histoire encore? Parce qu'il m'avait croisée? Parce qu'il avait cru comprendre que j'étais une fonceuse, il pouvait alors se permettre d'avoir cette impression? Il était si loin de me connaitre qu'il ne devait même pas s'imaginer à quel point je ne devais pas être le genre de fille qu'il croyait que j'étais. "Je sais que tu ne l'as pas retenue, ce démon t'aurait tuée s'il ne m'avait pas vu, ma réputation t'aura sauvée cette fois." Dites moi qu'il plaisantait. S'il vous plait, dites moi qu'il plaisantait et qu'il n'était pas en train d'insinuer que ce démon débutant m'aurait tuée! Ça y était! Il m'avait énervée! Je serrai les poings, me retenant pour ne pas le faire exploser et je n'écoutais déjà plus la suite de sa réponse. Cela ne m'intéressait déjà plus. Je répliquai:

-Ne me prends pas pour une débutante! Tu as peut-être cette impression de déjà me connaître, mais tu ne sais rien de moi! Et laisse moi te dire que ce n'est pas ce démon débutant qui aurait eu ma peau mais le contraire! Et j'ai besoin de personne pour me sauver toute seule!

Oui, j'étais en colère. Pour qui se prenait il pour insinuer que je n'étais pas assez forte pour tuer l'autre idiot qui avait eu si peu de cran qu'il était partis en courant, prenant ses jambes à son cou?! Je réalisai enfin qu'il avait prononcé ce conseil: "Tu devrais te tenir loin de moi en fait.". Le regardant dans les yeux, je croisai les bras sur ma poitrine pour lui montrer que je n'étais pas le genre de personne qui partait comme ça, même si c'était vrai que jusqu'à présent, je l'avais beaucoup évité. Puis il me répéta une nouvelle fois de faire attention, ce qui m'arracha un soupire tandis que cela le fit sourire un instant avant que ce dernier ne disparaisse. Quant à moi, je finis par prendre sa main entre mes deux paumes et grâce à une incantation, je le soignai. Je lui dis qu'il n'avait qu'à prendre ça comme un remerciement pour m'avoir sauvée l'autre fois et je lui lâchai dans le même temps sa main. D'un hochement de tête il me remercia. Puis je le vis regarder sa main à nouveau et cela me fit sourire. Je faisais le bien autour de moi alors que sa nature de démon lui ordonnait presque de faire le mal. Quant à moi, j'avais plutôt le choix. Je pouvais très bien passer dans le côté obscur de la force. La magie pouvait être blanche ou noire. Moi, j'avais choisis la lumière aux ténèbres. Il releva alors son regard vers moi et me dit qu'il devait savoir. Savoir? Mais savoir quoi? Il me demanda si j'avais peur de lui. Je fronçai les sourcils en le regardant puis je sursautai lorsqu'il fit apparaître deux boules de feu. Je ne m'y étais pas attendue alors forcément, je m'étais effrayée. Les battements de mon coeur s'accélérèrent un instant, suite à la petite frayeur, avant de se calmer tout doucement; la frayeur passée. "Là? Tu as envie de t'enfuir ou tu me fais confiance?" Je ne détournai pas mon regard et je répondis froidement:

-Tu devrais déjà avoir remarqué que je ne fuis jamais le danger, sinon je ne chasserais certainement pas. Mais ça ne veut pas dire que je te fais confiance pour autant...

Si je l'évitais, ce n'était pas du au fait que je pouvais avoir peur de lui. Si je l'évitais, c'était plutôt parce que j'avais peur de moi-même, j'avais peur de ce que j'étais capable de faire. Car oui, il m'attirait réellement. D'ailleurs, je me demandais si à cet instant précis, mon regard n'était pas en train de trahir mon attirance pour lui... Plongeant mon regard, bien qu'il risquait fortement de me trahir, dans le sien, je pris à nouveau la parole:

-A quoi tu joues? Essaies-tu de me prouver ou de me faire comprendre quelque chose? Pourquoi as-tu tant besoin de savoir si j'ai peur de toi?
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MessageSujet: Re: Eviter ne sert à rien, quand le destin s'en mêle. {Ezechiel} Lun 21 Nov - 21:22

« Ne me prends pas pour une débutante! Tu as peut-être cette impression de déjà me connaître, mais tu ne sais rien de moi! Et laisse moi te dire que ce n'est pas ce démon débutant qui aurait eu ma peau mais le contraire! Et j'ai besoin de personne pour me sauver toute seule! » Je l’avais énervée ça y est. Je ne regrettais pas de l’avoir fait, peut-être, seulement cette infime possibilité en valait la peine, peut-être avais-je réussie à la faire réfléchir. Je devrai sans doute le redire un autre jour, car oui j’espérais qu’il y ait un futur pour nous, qu’elle me déteste était déjà mieux que rien. Peut-être comprendrait-elle un jour qu’un démon ne l’est pas par choix, mais par malchance. Je lui dis de ce tenir loin de moi, par simple politesse, pour ne pas me contredire, mais moi, au fond, je rêvais du jour où elle viendrait me voir d’elle-même. Elle croisa les bras, me regardant toujours de cet air de défi que je lui adorais déjà.

Je lui demandai si elle avait peur de moi, c’était essentiel pour que je puisse avoir confiance en moi-même. Si une personne était suffisamment aveugle pour m’accorder sa confiance, peut-être qu’un jour ça m’aidera à être meilleur. Mes mains s’ébouillantèrent sous les yeux de Kiara, elle devait être habitué pourtant, c’était le même pouvoir pour chacun en enfer, pas de discrimination, sans doute elle devait déjà en avoir vu. Ses pupilles se dilatèrent, son cœur s’emballa, elle avait peur, impossible de me le cacher. Je pouvais tout entendre de si proche, mes oreilles plus agiles depuis que j’étais retourné sur Terre. C’était un peu comme si on m’en avait remis de toutes neuves, des oreilles d’enfants, vierges encore de tout son impure, n’écoutant que ce que je leur commandais d’entendre. Elle se borna. « Tu devrais déjà avoir remarqué que je ne fuis jamais le danger, sinon je ne chasserais certainement pas. Mais ça ne veut pas dire que je te fais confiance pour autant... » Heureusement j’avalai mes mots, je n’étais pas encore près à lui dire la réelle raison pour laquelle je voulais qu’elle fasse plus attention. Mes intentions étaient purement égoïste au fond, je n’avais jamais été capable d’altruisme dans toute ma vie, ce n’est pas mes nouvelles fonctions qui allait changer ce fait bien ancré en moi. Je ne savais pas quoi répondre, et j’en avais marre de tout cacher, alors je baissai la tête, la remontant que quand elle reprit la parole. J’avais oublié mes mains. « A quoi tu joues? Essaies-tu de me prouver ou de me faire comprendre quelque chose? Pourquoi as-tu tant besoin de savoir si j'ai peur de toi? » Je refermai mes doigts sur mes paumes, faisant ainsi disparaître les flammes ardentes qui commençait à me donner chaud.

« Non rien. » Dis-je simplement, un sourire me frôlant les lèvres. « Mais tu as eu peur. Tu peux dire ce que tu voudras. » De ma main j’en saisi son poignet, posant deux de mes doigts sur sa peau, je pouvais entendre son cœur à travers ses veines, c’était si harmonieux, plus rapide malgré son allure de femme forte. « Je peux l’entendre tu sais. Ton cœur. » Je lâchai son bras, m’attardant un peu dans ses yeux, même si ça me désolait d’avoir à le faire. « Tu as échouée. »Puis pouf, je n’avais même plus à y penser dorénavant, je me volatilisais vers ailleurs, sans lieux particulier en tête.

J’atterris près de mon appartement, je connaissais bien les rue à présent, les gens m’étaient même familier quand je prenais vraiment la peine d’observer. Sans rien à faire, je m’assis sur le trottoir, sans étiquette, on ne m’avait jamais appris à faire autrement. Je sondais ainsi sans rien dire, les gens qui marchaient dans la rue, le visage de Kiara se volatilisant à son tour peu à peu… cette soif de faire du mal me submergeant à nouveau sans que je puisse la retenir. J’essayai d’y repenser, de revenir en arrière de simplement ne penser qu’à elle, mon seul espoir de rester dans le droit chemin, mais faut croire que notre lien n’était pas encore assez fort. Que ce fait, que je n’étais rien pour elle surplombait tout le reste. Puis cette proie facile croisa mes yeux, cet enfant qu’un parent avait délaissé l’espace d’une seconde. Malheureusement pour lui/ elle, le grand méchant loup allait frapper. À la manière d’un criminel d’expérience, et c’est ce que j’étais, je soulevai l’enfant de terre, l’emprisonnant dans mes bras solides, ne le laissant plus voir la lumière du jour tellement il était mince et petit dans mes bras. Je me mis en course, me cachant à la vue du parent qui n’avait sans doute pas encore pris conscience de la disparition. Même si j’avais voulu reculer maintenant, il était trop tard, je ne retrouverais jamais la mère, le père, la grand-mère, peu importe, je n’avais même pas prit le temps de vérifier à qui j’avais affaire. Ma nature m’avait complètement rattrapé. Je m’arrêtai enfin, ne pensant qu’à une chose dorénavant. Kiara. Je me matérialisai à nouveau. Je me mis en travers de son chemin, l’empêchant d’aller plus loin.

« J’ai besoin de ton aide! » Mon air trahissait ma forte inquiétude. Je retournai le gamin dans mes bras, les plis de mon front cassaient mon visage. Honteux je ne tins même pas à lui expliquer ce qui c’était réellement passé… elle devinerait bien vite que j’étais un être affreux qui ne pouvait faire que des trucs affreux. Ce qu’elle ne savait pas sans doute c’est que je n’avais pas seulement besoin d’elle maintenant, aujourd’hui… mais tout le temps.
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MessageSujet: Re: Eviter ne sert à rien, quand le destin s'en mêle. {Ezechiel} Mar 22 Nov - 20:46


Ezechiel & Kiara

Il avait trouvé le moyen de m'énerver et le pire c'était que je lui donnais ce qu'il voulait. Il voulait m'énerver? Je m'énervais. Je ne devais pas être bien forte au fond, pour céder aussi facilement à ma colère, à mes pulsions coléreuses. Ou du moins, pas autant que ce que je prétendais. Après m'être défoulée, je croisai les bras sur ma poitrine et le regardai d'un air de défi. Puis soudainement, il se mit à utiliser l'un de ses pouvoirs après m'avoir demandé si j'avais peur de lui. Certes, j'étais habituée. Mais en vérité, il m'avait littéralement prise de court. Je ne m'y étais vraiment pas attendu et bien sûr je ne pus contrôler mon coeur qui s'était mis à battre de manière rapide. Je me bornai donc en lui répondant qu'il devrait avoir compris à présent que je ne fuyais pas le danger mais que ça ne voulait pas dire que j'avais confiance en lui pour autant. Il baissa la tête. Bah quoi? Je le désespérais donc tant que cela ou quoi? Il déprimait à cause de mon côté rentre dedans? Le pauvre... Il allait falloir qu'il s'y habitue. D'ailleurs, il aurait déjà du l'être depuis le temps! Quoi que, je disais "depuis le temps" mais au fond, avec le fait que je l'évitais sans cesse, il devait avoir sans doute bien du mal à me discerner vraiment. Je repris alors la parole pour lui demander certaines choses, comme à quoi il jouait par exemple. Il fit disparaitre les flammes en me répondant simplement: "Non, rien." Heu... Oui, bien sûre d'accord, aucun problème. C'était pas comme si j'étais si habituée à ne pas avoir de réponse hein...

J'aperçus cependant un sourire sur ses lèvres et il reprit la parole en disant que je pouvais dire ce que je voulais, que j'avais effectivement eu peur. Il saisit brusquement mon poignet de sa main et deux de ses doigts vinrent se poser sur ma peau. Je frissonnai à ce seul et unique contact. "Je peux l'entendre tu sais. Ton coeur.", me dit il. Sa main sur ma peau me fournissait un drôle d'effet. C'était à la fois chaud, stressant mais aussi rassurant. Pourquoi rassurant alors que c'était un démon, me demanderez vous. Je l'ignorais. Vraiment. Il lâcha mon bras et me regarda dans les yeux. J'avalai difficilement ma salive, n'osant plus trop bouger. Puis il me dit clairement: "Tu as échoué.". Echoué?! J'allai répliquer quelque chose même si dans ma tête j'ignorais encore quoi sauf qu'il était trop tard. Il s'était volatilisé. Echoué... Non mais n'importe quoi! Comment pouvait il se permettre de me dire ça?! J'étais en colère. Et blessée. Car je détestais échouer. Je détestais perdre. Si je perdais contre un démon, je pouvais m'en vouloir pendant des jours! Lorsque j'avais été trompée, j'avais eu l'impression que toute ma relation avait été un pur et véritable échec et j'avais eu du mal à l'accepter. J'étais comme ça. Je me retrouvai seule dans ce cimetière et j'avais presque le visage d'une petite fille perdue ou abandonnée. Je soupirai doucement et me mis en direction de la sortie du cimetière puis je me dirigeai vers ma modeste demeure, à savoir mon appartement...

J'étais plongée dans mes pensées. Je réfléchissais, simplement, mon chien marchant tranquillement à mes côtés. Je dus m'arrêter d'un coup de façon nette en m'effrayant! Mais quel crétin se mettait en travers de mon chemin comme ça alors qu'il avait du me voir arriver?! Je relevai la tête, ma frayeur passée, et vis... Le visage d'Ezechiel. C'était pas possible! Il avait le don de m'énerver lui ou quoi?! Il pourrait pas faire attention?! Bon, d'accord, je ne faisais pas spécialement attention à où je mettais les pieds; tête en l'air que j'étais. Mais monsieur n'avait rien trouvé de mieux que de débarquer de nul part, d'un coup, et d'attérir devant moi! Donc, ce n'était pas ma faute! Ne faisant pas vraiment attention, je m'excitai sur lui:

-Non mais tu pourrais pas faire attention un peu?!

Bah quoi? J'avais faillis lui foncer en plein dedans. Certes, pour une sorcière, ne pas être sur ses gardes à longueur de temps c'était un peu la honte. M'enfin bon, qu'importait! Mon chien me communiqua alors qu'Ezechiel m'avait dit qu'il avait besoin de mon aide, chose que je n'avais même pas entendue à cause de mon état d'énervement. Je fronçai alors les sourcils et fis plus attention à Ezechiel et je vis le petit enfant qu'il tenait dans ses bras. Je pris quelques secondes de réflexion durant lesquelles je me disais que je rêvais, qu'il n'avait rien fait de tel, que j'étais juste dans un cauchemar et que j'allais me réveiller dans les secondes qui allaient suivre. Sauf que jamais je ne me réveillerais. Car cette situation n'était ni un rêve ni un cauchemar. C'était ma pure réalité. Je soupirai puis récupérai le petit dans mes bras en lui disant:

-Eeeh... Ne t'en fais pas mon ange, on va retrouver ta famille, d'accord? Ma voix était rassurante et douce envers lui. Je lui fis un sourire tendre puis je relevai mon visage vers Ezechiel. Celui-ci était dur et très contrasté par rapport à quelques secondes auparavant envers le petit bout de chou.

-Quant à toi, suis moi!

C'était un ordre, pur et simple. Il était hors de question qu'il s'enfuit, et vu le ton de ma voix, il pouvait aisément se douter que s'il partait je le retrouverais moi même et que ce ne serait vraiment pas une partie de plaisir mais que ce serait même bien pire que ce que je lui réservais là. Heureusement, mon appartement ne se trouvait plus très loin. J'allai jusqu'à celui ci avec l'enfant dans mes bras. Ce dernier semblait avoir confiance en moi car il avait ses bras autour de mon cou et sa tête contre mon épaule. J'entrai dans mon appartement et posai le petit sur le canapé. Je lui demandai si je pouvais lui emprunter son jouet, lui expliquant que c'était pour retrouver sa famille. Il me le donna et me posa différentes questions sur comment je m'appelais, quel âge j'avais etc... Pendant que je lui répondais et qu'il m'observait, je sortis trois bougies et une carte de la ville. Je posai la peluche en face de moi sur la table et je me mis à prononcer des mots en langue étrangère, comme déjà plus tôt lorsque j'avais soigné Ezechiel. Le pendentif que je tenais en main tout en prononçant la formule s'arrêta à une adresse. C'était donc là qu'ils étaient. Je lâchai le pendentif et rendis la peluche au petit garçon en lui souriant:

-Le monsieur va te ramener chez toi, d'accord? Tu ne dois pas avoir peur, il te fera pas de mal.

Je lui souris, attendrie. Il me prit dans ses bras puis je me relevai et le tendis à Ezechiel:

-Je te préviens, t'as intérêt à ramener tes fesses ici ensuite parce que toi et moi, il faut qu'on parle! Et je suis très sérieuse! Si tu reviens pas, je viendrais te chercher moi-même et à ta place je ne provoquerais pas ma colère!

Je le regardais dans les yeux un instant, puis je lui donnai l'adresse où il devait déposer le petit. Il pouvait facilement comprendre à quel point j'étais sérieuse et à quel point je ne le laisserais pas partir sans rien dire... Et si je l'envoyais lui pour ramener l'enfant, c'était bien parce que c'était lui qui avait commis une erreur. Le laissant partir, je me remis à penser un instant. Je me souvenais qu'un jour, j'avais pensé à fonder une famille avec mon ex petit-ami... J'avais presque envie de dire que j'étais heureuse qu'il m'ait trompée avant qu'on aille plus loin dans le sérieux de notre relation... J'attendis Ezechiel, tout en repensant à cela...
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MessageSujet: Re: Eviter ne sert à rien, quand le destin s'en mêle. {Ezechiel} Mer 21 Déc - 1:17

« Non mais tu pourrais pas faire attention un peu?! » J’étais trop nerveux pour m’excuser, encore moins pour vraiment être sincère. Je ne contrôlais pas mes déplacements, je ne savais jamais où j’allais atterrir, ni comment. Le nombre de fois que je m’étais ramassé dans le fond d’un lac, juste parce que je n’avais pas su contrôler mes pensées, était incalculable. Les sourcils froncés j’attendais vraiment qu’elle fasse, dise quelque chose, m’ordonne d’aller me rapporter à la station de police la plus près. Mais au lieu de tout ça, elle me prit l’enfant des mains. Je ne savais même pas son nom, à ce gamin. « Eeeh... Ne t'en fais pas mon ange, on va retrouver ta famille, d'accord? » J’étais presque en rogne contre le petit, lui qui restais impassible. Si seulement il pouvait pleurer, me rendre toujours plus coupable… car là, ce silence est tellement pire que tout ce que j’aurais pu m’imaginer. Je n’étais jamais ressentis ça avant… le regret. C’était tout simplement affreux. Si je le voulais, sans doute je pourrais contrôler mes émotions, les faire taire pour de bon… mais quelque chose dans le regard de Kiara me retenais. Elle, qui part ses yeux, me faisait comprendre à quel point j’étais un monstre. « Quant à toi, suis moi! » Je n’avais ni la force, ni la volonté de lui tenir tête, j’avais besoin d’elle pour me guider, sans ça, je resterais de marbre. Elle nous guida jusqu’à un appartement, le sien sans doute puisqu’elle en détenait la clé. Je ne dis rien alors qu’elle s’exerçait à faire je-ne-sais-quoi, mon regard valsant toujours entre les deux êtres humains… chose que moi-même je n’étais pas. Le gamin ne pleurait pas, ne bougeait pas, ne semblait même pas avoir remarqué la présence de deux inconnus… même mon mauvais coup était raté, tout ce que je faisais tournait mal. « Le monsieur va te ramener chez toi, d'accord? Tu ne dois pas avoir peur, il te fera pas de mal. » Si elle le disait, c’était que ça devait être vrai, je dois dire que je n’en étais pas convaincu. Je ne me connaissais pas, une minute je croyais pouvoir contrôler tout et la prochaine j’étais complètement submergé par ce besoin de faire du mal C’était elle, la seule qu’il me fallait pour faire sortir ce qu’il y a de mieux en moi. C’était viscéral et elle n’en avait pas la moindre idée. « Je te préviens, t'as intérêt à ramener tes fesses ici ensuite parce que toi et moi, il faut qu'on parle! Et je suis très sérieuse! Si tu ne reviens pas, je viendrais te chercher moi-même et à ta place je ne provoquerais pas ma colère! » J’hochai la tête en murmurant un faible;

« Merci. » Car je ne savais pas quoi dire d’autre. Je mémorisai l’endroit où aller, plongeai mon regard désolé une dernière fois dans le sien et me volatilisai en une fraction de seconde. Au loin je pouvais déjà voir une marre de parents affolés, sans doute, tous avaient été avertis de la disparition du gamin. Je posai le jeune sur le trottoir, ne sachant pas que faire d’autre, mais je n’eus pas à y pense bien longtemps que déjà il était partie, comme si cet épisode ne c’était jamais produit. Mon regard le suivit jusqu’à le voir embrassé un homme mûr que je devinais être son père. Il ne lui posa pas une question, l’enfant tourna sa tête une dernière fois vers moi… mais j’étais déjà reparti. J’atterris à l’exact même endroit que quelques secondes auparavant. Cette marre de culpabilité m’humilia à nouveau, je pouvais tout voir dans son regard. Elle me méprisait et avait toute les raisons du monde de le faire.

« Je sais ce que tu penses. » Mais je ne savais pas réellement. « Je te dégoûte. » Ça j’en avais la certitude. « Et je sais ce que tu ressens… je m'écoeur aussi. » Je m’avançai déjà vers la porte. J’étais prêt à tout quitter, à la quitter si cela voulait dire que je ne reverrais plus jamais ce regard malencontreux dans le mien. Je ne voulais plus la décevoir.

« Je ne sais pas ce que je ferais sans toi. » Sérieusement. « Et je ne sais pas ce que je ferai. » J’ouvrai la porte et pour me faire encore plus mal je me retournai pour la voir une dernière fois. « Adieu » C’était tout ce que j’avais trouvé, tout ce que j’avais eu la force de dire.
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MessageSujet: Re: Eviter ne sert à rien, quand le destin s'en mêle. {Ezechiel} Mer 21 Déc - 14:10

Il m'avait suivis, sans me tenir tête. En même temps, ce n'était pas le moment de déclencher une bataille vu nos forces sans doute assez similaires: un enfant était entre mes bras et cela aurait été lâche de la part d'Ezechiel de m'attaquer alors que j'étais dans cette posture. Il me suivit donc jusqu'à mon appartement puis j'entrepris d'user de la magie pour retrouver où ramener le petit histoire qu'il retrouve sa famille. Après avoir rassuré le petit enfant, je le donnai au démon pour qu'il le ramène lui-même vu que c'était lui qui l'avait enlevé et je donnai l'ordre à celui-ci de revenir directement après car nous devions parler, l'avertissant qu'il n'avait pas intérêt à me faire faux bond. Je l'entendis me dire "Merci", avant qu'il se volatilise. Merci...? Il m'avait vraiment dit merci ou c'était moi qui rêvais? Je finis par m'asseoir et par attendre, espérant fortement qu'il revienne. Je repensai à cette notion de famille puis je me ressortis cette histoire de la tête. Avec ce que je faisais, en admettant que je puis me trouver un petit-ami stable, ce n'était pas une très bonne idée. C'était dangereux et ce serait drôlement égoïste de ma part vous ne trouvez pas? Je soupirai. En plus de tout ça, un seul homme m'attirait vraiment et il fallait évidemment que ce ne soit personne d'autre qu'Ezechiel... J'étais tellement plongée dans mes pensées que je sursautai lorsqu'il apparu à nouveau dans la pièce. Je le regardai froidement tandis qu'il me dit qu'il savait ce que je pensais, matérialisant ma soi-disant pensée par une phrase: "Je te dégoûte.". Il continua en disant qu'il savait ce que je ressentais, précisant qu'il s'écoeurait aussi. Je le vis s'avancer vers la porte. Comment lui expliquer que je n'étais peut-être plus si fâchée que cela? Comment lui expliquer que... QUOI?! "Je ne sais pas ce que je ferais sans toi.", venait il de me dire. Je relevai mon regard vers lui alors qu'il répétait cette phrase. Comment devais-je prendre ça? Il ouvrit la porte, se tourna pour me voir une dernière fois avant de me dire adieu. Non. Il n'échapperait pas à ça aussi facilement. Il n'avait pas le droit de me déballer je ne sais quels mots pour ensuite partir comme un voleur! Je prononçai une petite formule rapide qui fit se refermer la porte violemment avant que le jeune homme n'ait le temps de partir, ni même de mettre un pied en dehors de cet appartement. Alors qu'elle venait de se claquer, je m'étais levée et rapprochée de lui:

-Tu partiras pas d'ici aussi rapidement.

Je ne savais pas encore ce que j'allais lui dire. Je supposais que mon instinct trouverait déjà les mots à lui transmettre. Et si ce n'était pas le cas, j'aurais au pire l'air totalement ridicule. Je m'approchai encore un peu plus de lui, jusqu'à finalement être juste en face de cet homme. Etre si proche de lui n'était peut-être pas une idée mais avais-je vraiment quelque chose à perdre? Il paraissait que dans la vie, il fallait faire prendre des risques pour avancer. Je finis par dire ce que jamais je n'aurais penser dire un jour à un démon, et encore moins à Ezechiel mais l'heure était visiblement venue de passer à l'étape supérieure, si je pouvais dire cela de cette façon:

-Peut-être... Peut-être que tu n'es pas un cas si désespéré que ça, finalement... Je... Je veux dire, tu n'aurais jamais été obligé de venir me voir pour que je t'aide alors... Peut-être que tu n'es pas si... Si méchant que ça...

Oui, j'avais hésité en lui dévoilant enfin ce que je pensais. Je faisais peut-être une bêtise mais je prenais le risque. J'avais décidé de le faire alors j'allais allé jusqu'au bout, tout simplement. C'était vrai quoi. Il n'était peut-être pas si méchant vu qu'il m'avait sauvée la vie, me mettait sans cesse en garde dés qu'il en avait l'occasion, avait certes enlever un enfant mais était venu me demander de l'aide, m'avait remercié, m'avait confié qu'il se dégoûtait... Alors oui, peut-être avait il, au fond de lui, un bon fond... C'était la première fois que je pensais ainsi. Penser qu'un démon pouvait être gentil, c'était de la pure naïveté pour moi d'habitude mais là... Je commençais à le penser dans le cas précis d'Ezechiel. Et vous aller rire mais pour être totalement débile parfois, je l'étais. Je m'approchai tout tout près de lui et posai ma main sur sa joue, mon regard dans le sien, valsant un instant sur ses lèvres avant de revenir se plonger dans ses yeux ténébreux. Kiara, ressaisie toi! J'enlevai ma main et me reculai. J'avais faillis l'embrasser! Mais quelle idiote! Je ne devais pas me faire avoir, c'était peut-être un piège au final! Peut-être tentait il de me duper en se faisant passer pour un gentil et ainsi me tuer plus facilement. Je baissai les yeux, réfléchissant à ce que j'avais eu l'audace de dire et de faire. Heureusement, je n'étais pas encore allé trop loin mais il avait forcément vu que j'y avais pensé, c'était obligé... Tant pis, il était trop tard à présent pour faire marche arrière. Fait, c'était fait. Dit, c'était dit. Je n'avais plus qu'à assumer maintenant.
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MessageSujet: Re: Eviter ne sert à rien, quand le destin s'en mêle. {Ezechiel}

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Eviter ne sert à rien, quand le destin s'en mêle. {Ezechiel}

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